La tendinite

 

1-Les causes :


C'est une inflammation, chronique ou pas, du tendon. Cette inflammation est localisée sur l'une des
parties du tendon : l'insertion sur l'os, l'insertion sur le muscle ou le corps du tendon. Elle se produit
lorsque l'on tire trop sur le tendon. En effet, la tendinite est due à une utilisation excessive des
muscles et des tendons, séances trop intensives ou trop répétées. En effet, si le muscle est
susceptible de prendre du volume et de gagner en performance, le tendon, lui, n'est pas plus solide ni
plus fort alors qu'il est sollicité par un muscle de plus en plus puissant. D'où, précisément, un risque
accru d'inflammation. On sait notamment qu'au regard de la physiologie du muscle, répéter un
même exercice plus de quarante-cinq minutes ne sert à rien. Une tendinite peut aussi être provoquée
par un geste technique de mauvaise qualité. Si le tendon ne travaille pas dans son axe naturel, il est
en effet probable qu'il s'enflamme et qu'il soit l'objet de lésions. Autre élément important, la fluidité
du geste. A cet égard, le mental joue un rôle important : quand on est tendu dans sa tête, on est
également tendu dans ses muscles et ses tendons. Le relâchement est donc primordial car, par
définition, tout ce qui est heurté s'avère traumatisant. Il faut savoir respirer pendant l'effort afin de
bien oxygéner le tendon et le muscle. Autre facteur favorisant la survenue de tendinites, un régime
mal maîtriser, excessif et trop rapide, aggravé par une déshydratation importante. Un boxeur trop
sec sera davantage exposé aux tendinites car la présence d'un peu de masse graisseuse autour du
muscle est synonyme de confort pour ce dernier mais aussi pour le tendon et fait en quelque sorte
office « d'huile dans les rouages ». Il est préférable que l'indice masse grasse (IMG) ne soit pas
inférieur à dix chez un pugiliste même si le lien entre masse grasse et tendinite n'a, à ce jour, pas été
démontré par la science.

 

2- Les symptômes :

Le premier symptôme de la tendinite est une légère douleur au début de l'entrainement laquelle
s'estompe pendant la séance avant de réapparaître de manière légère au repos. En général, le boxeur
n'y prête pas attention car la douleur est intermittente et disparaît lorsqu'il est chaud et que la
vascularisation de l'organisme est à son maximum. Or, cela signifie pas qu'elle soit bénigne. La
douleur est au contraire un signal d'alerte qui doit l'inciter à adapter sa préparation, voire à consulter
un médecin si elle perdure. Sous peine que la tendinite s'aggrave et qu'il finisse par s'en ressentir
également pendant l'effort. En la matière, prendre des comprimés anti-inflammatoires avant un
entraînement n'est pas une solution.

 

3- Les soins :

Première recommandation, simple et efficace, l'application d'une poche de glace une à deux fois par
jour pendant une petite dizaine de minutes. En ce qui concerne les prescriptions médicamenteuses,
il est possible d'appliquer des crèmes anti-inflammatoires non stéroïdiennes, c'est-à-dire sans
cortisone. Et ce, sur ordonnance, en s'assurant notamment de l'absence de réaction allergique, les
crèmes à base de cortisone détériorent l'épiderme. Pour ce qui est des comprimés, il est possible
d'effectuer de courtes cures d'anti-inflammatoire non stéroïdiens, mais là encore, il convient d'en
user avec la plus extrême prudence. Autre méthodes à ne pas négliger, l'application d'argile verte
concassée (sous forme d'emplâtre ou de cataplasme) ou de pommade de phytothérapie dont les
effets bénéfiques sont réels, et compléter avec la prise de médicament à base de plante « le prêle »
une cure de quarante jours, ne pas prendre ce médicament avec les anti-inflammatoires. La
mésothérapie est également une technique qui mérite d'être évoquée. Il s'agit d'injecter sous la peau
des gouttelettes de produit anti-inflammatoire et décontractant qui se diffusent dans la région
concernée. Enfin, le recours à l'infiltration classique, laquelle est une injection profonde d'une
substance en périphérie du tendon, doit être abordé avec beaucoup de précaution car il fragilise le
tendon. En revanche, la technique du PRP, qui consiste à injecter directement dans le tendon et sous
contrôle échographique.

 

 4- La prévention :

Une préparation physique adaptée pour bien renforcer la sangle musculaire. Une bonne hydratation
avant , pendant et après les séances, enfin un bon échauffement, et penser à bien s'étirer. Surtout le
boxeur doit être à l'écoute de ses sensations, toute douleur est un message qu'envoie l'organisme
invitant à ne pas poursuivre l'activité sous peine d'aggraver les lésions. La récupération est le
meilleur moyen d'éviter les tendinites.